Cerfontaine vaut la peine !

L'église Saint-Lambert de Cerfontaine
Le kiosque de Cerfontaine. Monument classé, construit en 1930 pour célébrer le 100è anniversaire de l'indépendance de la Belgique

 

Cerfontaine : un nom qui sonne haut et clair et qui évoque des sources vives, des eaux ruisselantes et des vallées charmeuses, de verts coteaux et des horizons de grands bois bleuissant

Pays de pierre et de marbre, pays des grands bois, pays d'hommes fiers et indépendants, fiers de leur patrimoine forestier et jaloux des ressources que celui-ci leur apportait anciennement. Pays de bûcherons et de carriers, de sabotiers et de dentellières, Cerfontaine a vu naître et ... mourir son chemin de fer (1853-1970) puis a vu construire les barrages de l'Eau d'Heure. Site habité depuis le néolithique (grattoirs de type tardenoisien final découverts, rue des Roches), compte un cimetière belgo-romain (rue de l'Aurcot). Mais il faut arriver au Xème siècle pour trouver mention du nom du village dans les archives. Son étymologie paraît limpide : Cerfontaine - fontaine aux cerfs. Pays frontière depuis deux mille ans, il fut pays de Liège depuis 1049 (aux portes du Hainaut), puis département des Ardennes au début de 1793 à la fin de 1815.

L'Eau d'Heure (rivière qui prend sa source dans les bois de Senzeilles, entité de Cerfontaine)

Cerfontaine est située au centre géographique de l'Entre-Sambre-et-Meuse, sur la ligne de faîte qui sépare les bassins de la Meuse, au sud et de la Sambre, au nord. Située au nord d'un massif forestier de plusieurs milliers d'ha, elle est un véritable château d'eau où prennent naissance plusieurs rivières : l'Eau d'Heure qui, après 4 km d'un parcours agreste, se retrouve prisonnière du plus grand système de barrage du pays; la Hantes, à la limite de la commune hennuyère de Froidchapelle, et la Brouffe, affluent de l'Eau Blanche qui un peu plus loin épouse l'Eau Noire pour former le Viroin et rejoindre la Meuse française.

Les Lacs de l'Eau d'Heure
La carrière des Vaux, à Cerfontaine.

Dans le passé, la destinée des six villages (Cerfontaine, Daussois, Senzeilles, Silenrieux, Soumoy et Villers-deux-Eglises) formant la nouvelle commune (entité) de Cerfontaine fut diverse : la liste des seigneurs et des collateurs de la cure le montre à souhait dans les ouvrages historiques consacrés à la région.

Au début de l'époque française, Daussois et Silenrieux furent inclus dans le canton municipal de Villers-deux-Eglises; Cerfontaine et Soumoy dans celui de Senzeilles au sein du district de Couvin et du département des Ardennes. Peu après, Daussois, Silenrieux et Soumoy rejoignaient le département de Sambre-et-Meuse tandis que les trois autres communes restaient dans le département des Ardennes.

Après les Cent jours, jusqu'à la mi-décembre 1815, les six communes se retrouvèrent incorporées au département des Ardennes avant de passer en bloc dans la province de Namur.

 

Cerfontaine...